Le changement climatique et l’énergie : Enjeux et Ambitions

By Sara AMAR, Morocco

Le changement climatique et les énergies fossiles

Les combustibles fossiles ont une large utilisation dans divers domaines d’activités. Les plus populaires sont la production d’électricité, les carburants de transport et la fabrication des produits comme les plastiques. Autres applications méconnus mais très fréquents sont dans le secteur des cosmétiques et voir même des médicaments. L’utilisation des combustibles fossiles est très fréquente, elle compte un pourcentage de 95% dans le secteur énergétique marocain et presque 100 % dans le secteur du transport. 

Les combustibles fossiles sont considérées un phénomène naturel de décomposition des corps après la fin de vie. En effet, lorsqu’une plante ou un animal meurt et sont rapidement recouverte d’une couche de terre et de boue, leurs corps se décomposent. Mais il existe une probabilité que l’opération de décomposition ne se produit pas d’une façon naturelle. Dans ce cas, les gaz qui recouvrent les corps ne peuvent pas s’échapper ainsi la matière résiduelle est emprisonné sous la couche de terre. Par conséquent, au cours des millions d’années et dans des conditions particulières comme un degré de pression et une température adéquates, les restes de plantes et d’animaux sont comprimés pour former du charbon, du pétrole ou du gaz naturel (Source). 

      

Ces restes de la vie végétale et animal d’où leur nomination les combustibles fossiles sont devenues récemment « la bête noire » des environnementalistes et scientifiques. Les demandes d’arrêt d’utilisation des énergies à base fossile sont en augmentations permanentes, ce qui nous poussent à se demander pourquoi ce combat pour mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles contre la favorisation des énergies solaires et éoliennes ? 

Les effets négatifs causés à l’environnement pas les combustibles fossiles affectent l’ensemble de l’écosystème. En effet, le processus d’extraction, production, transport et utilisation des différents produits tirés des combustibles fossiles est désastreux pour la santé. Dans certains cas, ces effets sont faciles à détecter et évaluer, tels que le niveau de pollution d’air et d’eau ou la dégradation du sol, mais malheureusement d’autre effets prennent divers formes et peuvent être cachés ou bien très difficiles à mesurer, tels que l’asthme, le cancer ou même l’impact sur l’élévation du niveau de la mer.   

La situation du Maroc face au changement climatique

Le Maroc est de plus en plus affecté par les conséquences du changement climatique. C’est l’un des pays identifié par le 4éme rapport d’évaluation du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (United Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC). Les régions marocaines sont sévèrement affectées par l’augmentation de la température, la sécheresse, les vagues de chaleur, le lever du niveau de la mer ou des inondations. Ce dernier trimestre de l’année 2019 a vécu des incidents dangereux d’inondations qui ont laissé plusieurs morts et blessés.

 

En général le climat Marocain est caractérisé par : (selon une étude faites en 2016)

  • 93% de la superficie terrestre est exposée à un climat aride et semi-aride avec une expansion croissante vers le nord du pays. 
  • Il existe une forte variabilité et une tendance à baisse des précipitations (-3 à -30%) sur la période 1976-2006. 
  • Le coefficient de variation annuelle des précipitations varie de 25% dans les zones proches de l’Atlantique à plus de 100% dans le Sahara. 
  • Il y a un changement de température significatif. Une augmentation des températures moyennes ont affecté tout le pays. 
  • La sécheresse est aussi un phénomène plus courant. La fréquence des sécheresses est passée de un à dix sur période de 40 à 60 ans. Actuellement, une augmentation est mesurée de 2 à 3 par décennie depuis le début du siècle. 

L’augmentation des conséquences du changement climatique rend la région Marocaine plus vulnérable et son climat deviendra plus aride. Deux tiers des plages marocaines sont menacés par l’érosion et le risque de tempêtes le long de la côte est en augmentation. Le problème de l’immigration causé par le changement climatique est déjà une réalité, les déplacements dus aux conditions météorologiques extrêmes sont devenus fréquent. Cette mobilité forcées des personnes entraine un exode rural et oblige les migrants à s’installer dans des bidonvilles et des zones non aménagées. 

D’après une étude dirigée par l’UNFCCC en 2016, le Maroc se classe parmi les pays en voie de développement les moins polluants (émetteurs de gaz à effet de serre), le secteur d’énergie est le secteur le plus polluant au Maroc suivie de l’agriculture et l’industrie. 

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Le secteur de l’énergie est celui qui a le plus contribué aux émissions de GES avec 56,6% ; 

Suivi par le secteur agricole (avec 21,3%), l’industrie et fabrication (avec 9,9%), la foresterie et la gestion des déchets (avec 4,4% chacun).

Ces mesures statistiques vont voir une croissance dans les prochaines années. Selon l’UNFCCC les prévisions concernant les émissions CO2 vont voir une hausse très considérable surtout dans le domaine d’énergie (au Maroc), ce qui représente une sonnette d’alarme pour le Maroc afin de se diriger de plus en plus vers une énergie plus propre. 

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Un appel à passer à une énergie plus propre

Le Maroc est considéré parmi les leaders Africain dans le domaine de l’énergie propre. Le projet ambitieux du parc solaire Nour a renforcé la position marocaine pas seulement au niveau marocain mais aussi au niveau international. Le Maroc a un fort désir politique pour les énergies renouvelables selon un rapport de PAREMA (partenariat énergétique Maroco-Allemand). 

Cette ambition politique n’est pas suffisante pour avancer les plans écologiques sur le territoire marocain, plusieurs problèmes législatifs font face à l’avancement des plans verts comme l’intégration du système des énergies renouvelable dans les plans d’électricité existants. La libéralisation et la flexibilisation du secteur énergétique reste un aussi un problème à affronter ainsi que la sécurité technologique concernant l’implémentation et l’exploitation des projets énergétiques.  

Un autre obstacle a surmonté est l’introduction du secteur d’affaire dans les plan de transition énergétique. En 2018, une initiative de création d’un label de qualité national pour les installateurs des modules photovoltaïques a été lancée pour donner au secteur d’affaire privé la possibilité de devenir un partenaire du plan de transition énergétique marocain. D’autre part, la participation des ONG (Organisation Non Gouvernemental) et la communication avec les acteurs de la société est faible. Un appel par PAREMA a été lancé pour l’organisation des écoles d’été (Summer School) pour les associations locales afin de partager le savoir sur le changement climatique et l’importance de la transition énergétique.    

 

Le Maroc a une grande ambition pour passer à un système énergétique écologique et réduire ses émissions CO2. Cette ambition doit être transformée en un mouvement national au lieu d’être focalisée sur les partenariats internationaux et l’importation de la technologie étrangère.   

http://multinationales.org/fr-Energies-fossiles-en-Fossil

https://www.ritimo.org/Desinvestir-les-energies-fossiles-un-mouvement-offensif-pour-le-climat

https://climateanalytics.org/blog/

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